【法语版】L'île au trésor XXXI (8)
XXXI La chasse au trésor (8)
« J’en étais sûr ! s’écria le cuisinier. En voilà un repère !… Et une
étoile polaire pour trouver les bons dollars !… Par tous les diables, cela
m’a fait froid, de penser à ce Flint !… C’est bien dans sa manière, ce genre
de plaisanteries !… Il était seul ici avec six hommes, voyez-vous, et il a
commencé par les tuer jusqu’au dernier ; puis il a pris celui-ci, il l’a hissé où
vous le voyez et mis au point, la boussole en main, le diable m’emporte !…
L’homme était grand, – les cheveux jaunes… C’est Allardyce, sans doute…
Te rappelles-tu Allardyce, Morgan ?…
– Parbleu, répliqua Morgan. Il me devait dix-huit shillings et m’avait
même emprunté mon couteau pour venir à terre.
– En parlant de couteau, dit un autre, comment se fait-il que le sien ne
soit pas ici ? Flint n’était pas un homme à fouiller un matelot pour si peu, et
ce ne sont pas les corbeaux qui l’auront pris, je pense !…
– Par le diable ! c’est vrai ! s’écria Silver.
– Je ne trouve absolument rien, reprit George Merry, qui tâtait toujours
parmi les ossements, – pas un penny, pas une boîte à tabac. Cela ne me paraît
pas naturel.
– À moi non plus, déclara Silver tout pensif… Et, nom d’un tonnerre !
camarades, savez-vous que si Flint était encore en vie, il ferait chaud pour
nous en cet endroit ?… Nous sommes six comme ces pauvres diables, et
voilà ce qui en reste…
XXXI La chasse au trésor (8)
« J’en étais sûr ! s’écria le cuisinier. En voilà un repère !… Et une
étoile polaire pour trouver les bons dollars !… Par tous les diables, cela
m’a fait froid, de penser à ce Flint !… C’est bien dans sa manière, ce genre
de plaisanteries !… Il était seul ici avec six hommes, voyez-vous, et il a
commencé par les tuer jusqu’au dernier ; puis il a pris celui-ci, il l’a hissé où
vous le voyez et mis au point, la boussole en main, le diable m’emporte !…
L’homme était grand, – les cheveux jaunes… C’est Allardyce, sans doute…
Te rappelles-tu Allardyce, Morgan ?…
– Parbleu, répliqua Morgan. Il me devait dix-huit shillings et m’avait
même emprunté mon couteau pour venir à terre.
– En parlant de couteau, dit un autre, comment se fait-il que le sien ne
soit pas ici ? Flint n’était pas un homme à fouiller un matelot pour si peu, et
ce ne sont pas les corbeaux qui l’auront pris, je pense !…
– Par le diable ! c’est vrai ! s’écria Silver.
– Je ne trouve absolument rien, reprit George Merry, qui tâtait toujours
parmi les ossements, – pas un penny, pas une boîte à tabac. Cela ne me paraît
pas naturel.
– À moi non plus, déclara Silver tout pensif… Et, nom d’un tonnerre !
camarades, savez-vous que si Flint était encore en vie, il ferait chaud pour
nous en cet endroit ?… Nous sommes six comme ces pauvres diables, et
voilà ce qui en reste…